Après la signature du Memorandum d’entente sur le transfert des eaux, PowerChina se rend à N’Djamena

Lundi, 3 Avril, 2017

Au lendemain de la signature du « Mémorandum d’entente » entre The Power Construction Corporation of China (POWERCHINA) et la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT) portant sur l’approfondissement des études de faisabilité sur le Transfert des eaux de l’Oubangui-Chari vers le lac Tchad, une équipe de cette société, conduite par Zhy Ziping Huang, Ingénieur en chef adjoint, séjourne depuis le samedi 25 mars 2017 à N’Djamena.Le Secrétaire exécutif de la CBLT remetant un cadeau symbolique au chef de mission de la délégation chinoise
Au cours de cette visite qui durera jusqu’à 7 avril prochain, il  sera surtout question  de comprendre, à travers des échanges élargies aux membres des deux délégations, mais aussi et surtout de visites sur le terrain, les facteurs impactant sur la baisse spectaculaire des ressources en eau du bassin du lac Tchad, avant d’entreprendre toute mesure technique de redressement de cette situation, comme le projet de transfert de l’eau.
« Cette visite vient conforter les bonnes résolutions contenues dans le mémorandum d’entente entre les deux parties et ouvre des perspectives heureuses pour le développement du bassin du lac Tchad », a indiqué le Secrétaire Exécutif de la CBLT, l’ingénieur Imran Sanusi Abdullahi.
Jadis l'un des plus grands lacs du monde, le lac Tchad s'est considérablement rétréci ces dernières années, suite au déficit des précipitations combiné à des abus pour l'irrigation.
A ces pressions climatiques et anthropiques viennent se greffer d’autres phénomènes conjoncturels comme la pression exercée par les réfugiés et les déplacés fuyant les exactions du groupe terroriste Boko Haram. De l’avis de nombreux experts, seule une mesure d’envergure comme la revitalisation des ressources en eaux du lac pourrait sauver cette zone humide, mère nourricière nichée entre Afrique centrale et Afrique de l’ouest, de la disparition totale.