Coopération et partenariat avec la ABN

Dimanche, 21 Juillet, 2019

Signature d’une convention de partenariat entre l’Autorité du bassin du Niger (ABN) et la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT)

Présent à Niamey dans le cadre du Deuxième Forum des gouverneurs du bassin du lac Tchad, le Secrétaire exécutif de la CBLT, Chef de mission de la Force multinationale mixte (FMM), a mis à profit son séjour niaméen pour procéder à la signature d’un protocole d’accord-cadre de coopération et de partenariat entre la CBLT et l’Autorité du bassin du Niger (ABN). Cette cérémonie officielle de signature s’est déroulée le 18 juillet 2019 au siège de l’ABN. A la tête d’une délégation comprenant, outre le Directeur technique, plusieurs cadres et experts de la CBLT, l’ambassadeur Mamman Nuhu a ainsi apposé sa signature sur le document présenté par son pair de l’ABN, Monsieur Abderahim Bireme Hamid, entouré pour la circonstance de ses proches collaborateurs.

Cette signature de convention est le réchauffement d’une vieille collaboration de coopération et de partenariat tombée en désuétude. Elle traduit ainsi la volonté des deux institutions sœurs d’œuvrer désormais de concert, pour une meilleure coopération et une synergie d’actions, afin d’offrir des prestations et des services de qualité, pour une meilleure prise de décision. Un vœu cher aux chefs d’Etats et de gouvernement et surtout des populations de mettre à leur disposition à la fois des outils et des instruments ainsi que des ressources pour une meilleure qualité de vie et le développement socio-économique durable, à travers la gestion rationnelle et équilibrée des ressources en eau.

Organismes de bassin chargés de promouvoir la coopération entre les États membres et de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations, par la gestion durable des ressources en eau et des écosystèmes associés, l’ABN et la CBLT, de par leurs mandats et missions respectifs, sont ainsi appelés à travailler étroitement ensembles afin de proposer des solutions durables liées à la question d’une gestion rationnelle de l’eau pour un développement durable et de faciliter l’élaboration d’outils de gestion institutionnelle et financière, de programmation, d’organisation des banques de données, de modèles adaptés aux besoins.

D’où l’importance de cette cérémonie qui pose, d’une part, les jalons d’une coopération dans la mise en œuvre des programmes d’investissements socioéconomiques dans les deux bassins respectifs ; et d’autre part, matérialise les échanges et le partage des expériences et des expertises en matière de développement de la résilience des populations, des institutions et des écosystèmes, le développement des infrastructures socioéconomiques, la gestion intégrée des ressources en eau, les échanges de données et d’information, la planification et processus de vision commune, les mécanismes de financement, le suivi hydrologique et environnemental, la gestion des étiages, la participation de la société civile et des usagers dans les prises de décisions, les questions de genre et de durabilité, le renforcement des capacités, etc.

D’une durée de trois ans renouvelable par tacite reconduction, cette convention traduit la volonté commune de ces organisations à développer une vision régionale commune et de créer des alliances stratégiques et des partenariats gagnants-gagnants. Les deux organisations partagent une même vision sur les questions de ressources en eau et environnementales, notamment face à la complexité des défis et des enjeux qui assaillent cette partie du monde. Elles entendent donc constituer une solide plate-forme vers une coopération effective, fondée sur une vision claire et des plans d’action réalistes, voués au service des intérêts communs et mutuellement bénéfiques..…