Mission conjointe Etats Unis, Nations Unies et Union Européenne: Soutien total à la CBLT, à la FMM et aux populations du bassin du lac Tchad

Mardi, 19 Juillet, 2016

Après le Cameroun, le Nigeria, le Niger et le Tchad, la mission conjointe Etats-Unis, Nations-Unies, Union Européenne – conduite par la Sous-Secrétaire d’Etat américain pour la population, les réfugiés et la migration, madame Anne C. Richard, le Commissaire européen chargé de l’aide humanitaire et de la gestion des crises, M. Christos Stylianides et le Sous-Secrétaire général des Nations Unies, Toby Lanzer – a pris fin, dimanche 17 juillet 2016, avec une visite au siège de la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT) et de la Force multinationale mixte (FMM) des pays membres de la commission.

Au cours des échanges qu’ils ont eu avec le Secrétaire exécutif de cette commission régionale, l’ingénieur Sanusi Imran Abdullahi, les diplomates se sont enquis des derniers développements de la situation sur le terrain, du travail que mène la commission, ainsi que des opérations en cours de la force multinationale mixte, avant de réaffirmer le soutien de leurs institutions respectives non seulement envers la CBLT et la FMM mais aussi et surtout aux populations durement affectées par les exactions du groupe terroriste Boko Haram ». Au siège de la CBLT comme dans tous les pays visités, le discours est resté inchangé, réaffirmant le soutien total des Etats Unis, des Nations Unies et de l’Union européenne en faveur des populations du bassin du lac Tchad.Mission conjointe Etats Unis, Nations Unies et Union Européenne

«Que ce soit ici au Tchad, au Cameroun, ou dans les pays voisins, au Niger et au Nigeria Les Etats-Unis sont profondément préoccupés par la situation actuelle des populations déplacées et réfugiées, à cause de la violence persistante dans le bassin du Lac Tchad,», a affirmé la Sous-Secrétaire d’Etat, madame Anne Richard. « Les Etats-Unis reconnaissent les efforts entrepris par les gouvernements de la région, où des millions de personnes ont été contraintes d’abandonner leurs villages, et sont heureux d’accroître leur soutien aux agences des Nations Unies et aux ONG, avec une rallonge de 27 millions de dollars US, soit un total de 112 millions de dollars US pour l’année fiscale en cours. »

 

« L’Union européenne est très préoccupée par la grave crise humanitaire dans le bassin du lac Tchad. Elle réaffirme sa solidarité avec les populations affectées par cette crise régionale. Et les assure de son soutien total. Nous continuerons à fournir une assistance là où elle est nécessaire », a déclaré le Commissaire Christos Stylianides. Lequel a affirmé une nouvelle aide de son institution d’une eneveloppe de 58 millions d’euros en 2016 afin de soutenir les populations les plus vulnérables. « Avec cette assistance, nous aiderons à fournir des vivres, des abris, de l’eau potable, et des soins de santé, ainsi qu’à protéger les populations affectées par les conflits. L’objectif est également de préparer les populations à mieux résister aux chocs, en renforçant leur résilience. Ce financement fait partie de l’action humanitaire globale de l’Union européenne dans la région du Sahel, qui dépasse 200 millions d’euros cette année. »

Pour sa part, le Sous-Secrétaire général des Nations Unies, M. Toby Lanzer a déclaré : « Je suis très reconnaissant pour les financements reçus des Etats Unis et de l’Union européenne. Grâce à cela et au soutien du Fonds central d’intervention d’urgence, qui a fourni plus de 102 millions de dollars US pour l’aide humanitaire dans le bassin du lac Tchad, les agences des Nations Unies et leurs partenaires peuvent intensifier leur travail auprès des victimes de la crise, y compris les personnes déplacées et les communautés d’accueil, en ligne avec notre plan de réponse, finalisé au début du mois de juillet… »

Unanimité de point de vue et d’action donc, qui se manifeste également dans cet appel aux «autres membres de la communauté internationale des bailleurs de fonds, pour suivre l’exemple des Etats-Unis et de l’Union européenne et soutenir les humanitaires afin d’éviter une crise plus profonde, plus large, et plus coûteuse dans les mois à venir… »

Mer intérieure et véritable mère nourricière pour près de 50 millions d’âmes repartis dans tout son bassin, le lac Tchad, ces dernières années, est à la croisée des défis. A l’extrême pauvreté de ses populations riveraines (l’insécurité alimentaire chronique et la dénutrition) viennent se greffer l’assèchement de ce cours d’eau résultant du changement climatique et surtout l’extrémisme violent du groupe terroriste Boko Haram. Ce qui a contraint près de 3 millions de personnes à quitter leurs villages. Déjà elles-mêmes fort mal en point, les communautés accueillant ces déplacés sont ainsi contraint de partager leurs maigres ressources. Une situation qui fait grimper le prix des denrées sur les marchés. Près de dix millions de personnes n’ont ainsi rien à manger, se trouvent en situation de détresse humanitaire et ont besoin en toute urgence de protection, de toit, d’assistance alimentaire, de soins de santé, d’eau, d’hygiène et d’assainissement, d’éducation,  etc.