Signature de l’Accord de don du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) en faveur du PRESIBALT

Mardi, 6 Août, 2019

Le 5 août 2019, le secrétaire exécutif de la CBLT, l’ambassadeur Mamman Nuhu et le Responsable pays de la BAD au Tchad, Monsieur Ali M. Lamine Zeine, entourés de leurs proches collaborateurs, ont signé, dans les locaux de cette institution financière africaine, à N’Djamena, un protocole d’accord de don pour un montant total d’environ 6,30 millions de dollars US (environ 3,51 milliards de francs CFA en faveur de la CBLT. Ces ressources, mobilisées à travers le Fonds pour l’environnement mondial, en cofinancement avec celles du FAD de la Bad, et qui s’ajoutent à un montant additionnel de 2,56 millions de dollars US (environ 1,44 milliards de francs) – ayant fait l’objet de signature d’accord avec le gouvernement tchadien – sont destinées notamment à la  pérennisation et à l’amélioration des impacts environnementaux des activités du PRESIBALT (Programme de réhabilitation et de renforcement de la résilience des systèmes socio-écologiques du bassin du lac Tchad), déjà financé par la BAD à hauteur d’environ 54 milliards de francs CFA.

D’une durée de 5 ans, ce nouveau programme financé par le don FEM-BAD est destiné à l’amélioration des services écosystémiques du bassin du lac Tchad, notamment par la préservation des écosystèmes aquatiques et agro sylvicoles et la pérennisation de l’utilisation des ressources de ce bassin, dans un contexte d’efficacité énergétique et de sécurité alimentaire.

Ses principales composantes permettront ainsi de consolider et de compléter le PRESIBALT, en cours d’exécution, et traitera d’autres options favorables pour la gestion collective du système d’eau transfrontalier du lac Tchad ainsi que les mesures orientées vers la gestion durable et intégrée des ressources naturelles du bassin.
« Ce financement supplémentaire traduit la volonté de la Banque africaine de développement, votre Banque, à œuvrer pour une coopération davantage exemplaire pour la sauvegarde du lac Tchad, ce patrimoine de l’humanité et principal moteur de production des différentes écosystèmes fluviaux-lacustres dont les interactions sont génératrices d’un grand nombre de services et de ressources indispensables aux populations et aux sociétés qui vivent dans le bassin du lac Tchad », a affirmé en substance le responsable pays de la BAD, avant d’inviter les différentes parties engagées dans la mise en œuvre de ce projet de prendre toutes les dispositions requises pour satisfaire, dans les meilleures délais, aux conditions préalables au premier décaissement convenues dans cet accord de don. Il a par ailleurs formulé le vœu de voir « dans un proche avenir, toutes les populations du bassin jouir des réalisations des multiples projets de son institution ».

Le secrétaire exécutif de la CBLT, quant à lui, a magnifié l’exemplarité de la coopération existant entre cette organisation sous régionale aujourd’hui en butte à des défis multidimensionnels complexes avec et la Banque africaine de développement. « Votre engagement, votre disponibilité constante ainsi que celle de vos collaborateurs pour la recherche de solutions aux défis qui assaillent le bassin du lac Tchad…,  nous emmènent à croire qu’avec une si bonne disposition d’esprit et de portefeuilles, les défis qui assaillent le bassin du lac Tchad sont en passe de trouver une solution durable … » a notamment indiqué l’ambassadeur Mamman Nuhu. Il a aussi tenu à exprimer sa reconnaissance et sa gratitude à l’endroit des autorités tchadiennes, avec à leur tête, le président Idriss Deby Itno, pour avoir accepté de mettre gracieusement à la disposition de ce programme régional, ses allocation du FEM, mettant en exergue tout l’importance que les Etats membres de la CBLT et particulièrement le Tchad accordent aux projets intégrateurs et fédérateurs à l’échelle du bassin. Il n’a pas manqué de remercier au passage tous les partenaires qui contribuent à quelque degré que soit à la revitalisation et à la sauvegarde du bassin du lac Tchad et à l’amélioration de la résilience des populations qui vivent de ses ressources.