Signature d’un protocole d’accord entre le PNUD et la CBLT

Lundi, 9 Octobre, 2017

N’Djamena, 6 octobre 2017. Le Secrétaire exécutif de la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT), l’ingénieur Sanusi Imran Abdullahi et la Représentante résidente du PNUD au Tchad, madame Carol Flore Smereczniak ont procédé ce 6 octobre 2017, dans la salle de conférence de la CBLT, à la signature du protocole d’accord entrant dans le cadre de l’exécution d’un vaste programme d’amélioration de la gestion du lac Tchad à travers la résilience aux changements climatiques et la réduction de la pression sur les écosystèmes.
D’un coût de plus de 240 millions de dollars américains, répartis entre la CBLT, ses états membres, le FEM (Fonds , la GIZ (Coopération allemande), le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) et l’UICN (Union mondiale pour la conservation de la nature), ce projet, qui couvre la période 2017 – 2022, a pour objectif de renforcer les capacités de la CBLT et des Etats riverains du lac Tchad sur la résilience climatique et la gestion intégrée des écosystèmes de son bassin. A travers notamment la mise en œuvre des politiques concertées de réformes juridiques et institutionnelles, le développement des approches de gestion, des investissements et des actions pilotes, afin d’améliorer la qualité et la quantité des eaux, protéger la biodiversité et rendre durables les moyens d’existence des communautés.
Fruit d’un long processus d’analyse diagnostique transfrontalière dans le bassin du lac Tchad – laquelle a d’ailleurs déjà donné naissance au Programme d’action stratégique (PAS) de la CBLT pour la période 2014-2021, la mise en œuvre de ce projet permettra d’assurer un développement socio-économique durable du lac Tchad, frappé de plein fouet,  ces dernières années, par les dérèglements du changement climatique alors que son bassin et les ressources dont il fourmille constituent le garde-manger naturel pour plus de 50 millions de personnes qui ne vivent que par et pour lui.
En optant d’appuyer cette organisation régionale chargée de la promotion d’une saine et judicieuse gestion des ressources environnementales du bassin au profit exclusif des Etats membres et des communautés, ce projet, qui a reçu le soutien technique et financier du PNUD, contribuera ainsi à apporter des réponses sur l’atteinte des objectifs du développement durable tels que la réduction de la faim et de la pauvreté, dans cette zone aujourd’hui durement éprouvée. Le choix de la CBLT se justifie aussi par le fait qu’il permet de mutualiser les efforts entre les Etats riverains à travers le partage des connaissances et des bonnes pratiques en matière de gestion durable des ressources en eau et de la biodiversité, promouvant, du coup, un développement harmonieux, basé sur l’approche participative.
Au-delà des objectifs nobles de ce projet, sa mise en œuvre au niveau sous régional va aussi contribuer à l’instauration des synergies d’actions entre la cascade de différents intervenants accourus au chevet de ce bassin en butte au triple défi écologique, économique et sécuritaire tels que la Banque africaine de développement, la Banque mondiale, la GIZ, l’UICN, le PNUD etc, un vœu toujours prononcé mais jamais exaucé.
Toutefois, avant son démarrage effectif d’ici la fin de l’année, d’autres étapes comme l’approbation de ce protocole d’accord par le siège du PNUD à New York, la signature officielle du document du projet entre le Secrétariat exécutif de la CBLT et les différents bureaux pays des états membres de la CBLT (Cameroun, Niger, Nigeria, Centrafrique et Tchad) et la mise en place rapide de l’équipe de gestion du projet seront nécessaires. Bon vent à ce nouveau projet dans le bassin du lac Tchad !