Etude stratégique sur le Financement autonome de la CBLT

La récurrence du problème d’arriérés des contributions, combinée à l’augmentation des dépenses du Secrétariat  Exécutif de la CBLT suite à la reforme institutionnelle, a mis en évidence le besoin de rendre son financement autonome et plus ou moins indépendant des budgets nationaux.

Compte tenu de l’croissement des activités de la CBLT suite à sa réorganisation, il apparaît indispensable d’accroitre régulièrement  ses recettes pour couvrir les besoins en termes de dépenses à court, moyen et long terme. Il est également  nécessaire de garantir une meilleure stabilité aux recettes de la CBLT afin d’améliorer sa visibilité financière et lui permettre de gérer  sa trésorerie de manière plus efficace.

C’est ainsi que les Chefs d’Etats et de Gouvernement, lors du 12ème Sommet de la CBLT tenu à Abuja le 27 mars 2008, ont instruit le Secrétariat Exécutif d’entreprendre une étude en vue du financement de son budget, autrement que part les contributions directes des Etats Membres, à l’instar des mécanismes adoptés au sien des organisations telles que la CEMAC et la CEDEAO.

Objectifs

L’objectif premier du financement autonome est d’assurer une meilleure visibilité financière de la CBLT permettant d’inscrire ses activités dans la durabilité. Ceci dans l’optique d’instituer une meilleure programmation des activité d’une année à l’autre sans trop subir les fluctuations des recettes liée à la disponibilité des Etats à payer régulièrement et à temps leurs contributions annuelles.

Réalisations

Le secrétariat Exécutif a commis le bureau d’étude BRL Ingénierie de mener une étude stratégique sur le financement durable et autonome des activités de la CBLT. Le rapport  y afférent qui présente plusieurs scénarii de financement autonome, a été soumis et validé lors d’un atelier régional des Experts à Niamey (Niger). A l’issue de cet atelier, le choix des Experts nationaux a porté sur le scénario de couplage des contributions des Etats membres avec les prélèvements communautaires.

Perspective

La CBLT doit à ce stade poursuivre les consultations avec les organisations régionales regroupant les pays membres (CEEAC, CEDEAO et SEN-SAD) ainsi qu’avec les Etats membres en vue de déterminer les conditions de mise en œuvre du scénario retenu, notamment l’assiette de prélèvement, le mode de collecte et de gestion des fonds, etc.