Follow Us:

| Webmail

Qui sommes-nous ?

Home Qui sommes-nous ?

Commission du Bassin du Lac Tchad

CBLT

Blue-Separator-Line-Image

La Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT) a été créée le 22 mai 1964 par les quatre pays qui bordent le lac Tchad : le Cameroun, le Niger, le Nigéria et le Tchad. La République Centrafricaine a rejoint l’organisation en 1996, tandis que la Libye y a été admise en 2008. Le statut d’observateur a été accordé au Soudan, à l’Egypte, à la République du Congo et à la République Démocratique du Congo. N’Djaména, la capitale du Tchad, accueille le siège de la Commission. La Commission a pour mandat de gérer durablement et équitablement le Lac Tchad et les autres ressources en eau partagées du Bassin du Lac Tchad, de préserver les écosystèmes du Bassin conventionnel du Lac Tchad, ainsi que de promouvoir l’intégration régionale, la paix et la sécurité au sein du Bassin. La CBLT est une organisation au service du bassin, membre à la fois du Réseau Africain des Organismes de Bassin (RAOB) et du Réseau International des Organismes de Bassin (RIOB). La Commission est financée via les contributions des Etats membres ; cependant, il est envisagé que l’Organisation soit financée de manière autonome.

Who-We-Are

Mandat

  • Gestion durable et équitable des eaux du Lac Tchad et des autres ressources en eau transfrontalières du Bassin du Lac Tchad.
  • Préservation et protection des écosystèmes du bassin versant.
  • Promotion de l’intégration, et consolidation de la paix et de la sécurité dans le bassin conventionnel.

Vision de la CBLT

VISION : La région du Lac Tchad espère voir d’ici 2025

  • le Lac Tchad – patrimoine commun – et toute autre zone humide maintenue dans des conditions viables afin d’assurer la sécurité économique des ressources de l’écosystème des eaux douces, la pérennité de la biodiversité et des ressources aquatiques du bassin, ainsi que l’utilisation équitable de ces ressources de manière à satisfaire les besoins de la population du bassin et à réduire ainsi le niveau de pauvreté.
  • Une région du Bassin du Lac Tchad où les autorités régionales et nationales assument pleinement leurs obligations en ce qui concerne la préservation des eaux douces, des écosystèmes et de la biodiversité, ainsi que la gestion intégrée et rationnelle des bassins fluviaux, afin de parvenir à un développement durable.
  • Une région du lac Tchad où chaque Etat membre jouit d’un accès équitable et adéquat à des ressources en eau fiables qui lui permettront de subvenir à ses besoins dans le respect de ses droits, ainsi que de préserver ses ressources d’eau douce, son écosystème et sa biodiversité.

Missions

  1. Recueillir, évaluer et diffuser des informations sur les projets élaborés par les Etats membres et formuler des recommandations visant à mettre en place des projets communs et des programmes de recherche conjoints dans le bassin.
  2. Maintenir un contact étroit avec les Hautes Parties Contractantes en vue d’assurer l’utilisation la plus efficiente possible des eaux du Bassin.
  3. Superviser l’exécution des études et des travaux effectués dans le bassin, et tenir les Etats membres informés des progrès réalisés.
  4. Elaborer des règles communes en matière de navigation et de transport.
  5. Elaborer un statut du personnel et veiller à son application.
  6. Examiner les plaintes et promouvoir le règlement des litiges.

Notre objectif

Blue-Separator-Line-Image

Le Lac Tchad est la principale source de sécurité alimentaire et de moyens de subsistance de la région. Malgré son importance, il est confronté à un certain nombre de risques, notamment la pression démographique, les effets du changement climatique, la pollution de l’eau et l’insécurité découlant des attaques terroristes de Boko Haram. Ces défis menacent la vie des habitants des pays autour du lac. Pour faire face à ces problèmes, la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT) a élaboré un plan d’action stratégique, en accord avec sa vision 2025, pour canaliser ses interventions dans les domaines suivants :

Gestion des ressources en eau

Les deux principaux hydrosystèmes du bassin versant sont le Chari-Logone et le Komadougou-Yobé. Ils sont composés de rivières, de ruisseaux, de canaux, de lacs, de réservoirs, ainsi que d’étangs permanents et temporaires. La variabilité du régime pluviométrique et de la température provoque une régression du lac, ce qui a un impact négatif sur l’écosystème et les activités de subsistance, notamment la pêche, l’élevage et l’agriculture. À cet égard, nos activités visent à assurer une gestion équitable du lac Tchad et d’autres ressources en eau partagées dans le bassin, ainsi qu’à mener des études sur le potentiel des eaux souterraines.

Action climatique pour la préservation des écosystèmes et de la biodiversité

Le Bassin du Lac Tchad est riche en flore et en faune, notamment avec différentes espèces de poissons et d’oiseaux. Des zones protégées d’importance internationale ont été créées pour assurer la protection de ces espèces, mais elles sont souvent mal gérées. Les paysages désertiques du bassin, les steppes arbustives, les zones de savane, les forêts, les zones humides et les zones montagneuses forment un ensemble d’écosystèmes. Cependant, le climat du Bassin du Lac Tchad est de type sahélien, et se caractérise principalement par une saison pluvieuse très courte et une longue saison sèche tout le reste de l’année. La CBLT travaille avec diverses parties prenantes pour inverser les effets négatifs du changement climatique et de la dégradation de la biodiversité.

Promotion de l'intégration régionale, de la paix et de la sécurité

Au cours de la dernière décennie, les quatre pays riverains du Bassin du lac Tchad, dont le Cameroun, le Tchad, le Niger et le Nigeria, ont connu des niveaux de crise sans précédent, exacerbés par les actes de violence récurrents du groupe terroriste Boko Haram. Ces crises ont aggravé l’instabilité, ralenti la croissance économique et engendré de profondes préoccupations humanitaires dans la région. En outre, la propagation de la radicalisation, notamment parmi les jeunes, reste une menace imminente pour la paix, la stabilité et le développement. Les idéologies absolutistes qui rejettent la coexistence, la tolérance et le progrès représentent une menace existentielle pour ces pays. En tant que telles, ces idéologies ont trouvé des recrues parmi les jeunes qui estiment que l’Etat les a laissés tomber et qu’ils sont régulièrement exclus des processus politiques et économiques légitimes. La crise a engendré un besoin humanitaire urgent pour environ 10,7 millions de personnes dans la région. Près d’un quart de ces personnes ont été forcées de fuir leur résidence en raison du conflit ou de la pénurie alimentaire, en grande partie provoquée par l’insurrection de Boko Haram. En réponse à la crise, la CBLT met en œuvre une Stratégie régionale de stabilisation (SRS) pour remédier aux causes profondes de l’insurrection de Boko Haram et ainsi mettre un terme au conflit. Pour en savoir plus sur la SRS, cliquez ici. (Veuillez consulter la rubrique sous l’anglet Centre de ressources).