Convention et Statut de laCommission du bassin du lac Tchad
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Convention et Statut de laCommission du bassin du lac Tchad
Un pilier de la coopération régionale
Un héritage d'unité et
de but
Le 22 mai 1964, quatre dirigeants visionnaires, les présidents Ahmadou Ahidjo (Cameroun), Diori Hamani (Niger), François Tombalbaye (Tchad) et le Premier ministre Sir Abubakar Tafawa Balewa (Nigeria), signèrent la Convention historique de Fort-Lamy, instituant la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT). Ce traité fondateur marqua le début d’une démarche régionale visant une gouvernance coopérative de l’eau, la protection de l’environnement et une intégration pacifique.
La Convention et son Statut ont jeté les bases d’un engagement commun pour la gestion des vastes ressources du bassin du lac Tchad, qui s’étendent sur plus de 427 500 km² et font vivre des millions de personnes dans six États membres : le Cameroun, le Tchad, le Niger, le Nigéria, la République centrafricaine et la Libye.
Mandats fondamentaux de la Convention
La Convention et le Statut définissent le cadre juridique et institutionnel des LCBC, leur conférant les pouvoirs suivants :
• Gérer les eaux du lac Tchad et les autres ressources en eau transfrontalières de manière durable et équitable.
• Préserver les écosystèmes du bassin conventionnel.
• Promouvoir l’intégration régionale, la paix et la sécurité entre les États membres.
Ces mandats témoignent de l’engagement constant des Commissions en faveur de la solidarité, du soutien mutuel et du développement coordonné.
Structure de gouvernance ancrée dans les statuts
Les statuts définissent une architecture de gouvernance robuste comprenant :
Sommet des chefs d’État et de gouvernement
L’organe décisionnel suprême qui définit l’orientation stratégique.
Le Conseil des ministres
Responsable de la supervision, de l’élaboration des politiques et du contrôle.
Le Secrétariat Exécutif
Chargé de mettre en œuvre les décisions et de gérer les opérations quotidiennes.
Comités consultatifs
Faciliter l’apport d’experts et l’engagement des parties prenantes.
Cette structure garantit que les décisions sont inclusives, techniquement solides et adaptées aux réalités régionales.
Évolution et endurance
Au fil des décennies, la Convention sur la conservation des terres (CCTT) a élargi son nombre de membres et son influence, s’adaptant aux nouveaux défis tels que les changements climatiques, la pénurie d’eau et les menaces sécuritaires. La Convention a fait preuve de résilience, guidant la Commission à travers des périodes de sécheresse, de conflits et de dégradation de l’environnement.
En 2012, l’adoption de la Charte de l’eau a encore renforcé le cadre juridique, alignant les opérations des LCBC sur les principes de la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) et sur le plan stratégique Vision 2025.
Évolution et endurance
La Convention et le Statut demeurent la pierre angulaire de la mission de la LCBC. Ils incarnent l’esprit de coopération régionale, permettant aux États membres de travailler ensemble à la sauvegarde de leur patrimoine commun et à la construction d’un avenir de paix, de prospérité et de durabilité.
Alors que la Convention de Londres continue d’évoluer, elle témoigne de ce que les nations peuvent accomplir lorsqu’elles s’unissent autour d’objectifs communs et de valeurs partagées.