• Gestion durable des ressources en eau du bassin du lac Tchad GIZ (2014-2019)

    Contexte La Commission du bassin du lac Tchad (LCBC) a été créée en 1964 par les quatre États riverains : le Niger, le Nigeria, le Cameroun et le Tchad, avec respectivement la République centrafricaine et la Libye en 1985 et 2007. LCBC est la seule institution à bénéficier de l'acceptation de tous ces pays lorsqu'il s'agit de résoudre les questions transfrontalières. Son mandat est de superviser et de coordonner les projets transfrontaliers d'eau, de protéger les ressources naturelles, de réguler et de surveiller l'utilisation de l'eau, et de régler les différends. La réorganisation entreprise en 2009/2010 n'a pas permis à la LCBC de répondre aux exigences qui lui étaient imposées. De plus, de nouveaux domaines d'activité émergent, obligeant l'institution à adapter davantage sa stratégie de gestion et à développer ses capacités. Objectif LCBC met à profit ses capacités renforcées de planification, de coopération et de communication pour renforcer la coopération avec ses États membres. Approche Ce projet fait partie du programme Gestion durable des ressources en eau du bassin du lac Tchad, mené en coopération avec l'Institut fédéral allemand des géosciences et des ressources naturelles. L'intention est que le LCBC évolue en un centre d'information et un prestataire de services pour ses États membres, et qu'il devienne plus efficace et performant dans l'exercice de son travail grâce à son expertise renforcée. Le projet investit dans la réforme institutionnelle du LCBC, la consolidation des processus de planification, la mise en place d'un système de suivi et d'évaluation ainsi que d'un système d'information (base de données régionale), ainsi que l'amélioration de la communication interne et externe. Il soutient le développement des ressources humaines, encourage le dialogue spécialisé avec d'autres commissions internationales et promeut la création de produits médiatiques et de publications. Une meilleure coordination entre donateurs vise à garantir que les ressources disponibles soient utilisées plus efficacement à l'avenir. Compower, une entreprise basée à Karlsruhe, aide le programme à la refonte et à la maintenance du site web ainsi qu'à la mise en place de la plateforme de communication interne de LCBC, en fournissant la formation nécessaire en cours de route. AHT GROUP AG, qui a développé le système d'information LIS Lake Chad avec les bases de données régionales spécialisées, soutient l'expansion de l'infrastructure informatique de LCBC. La société ibes AG de Iéna a aidé au développement du serveur high-tech et à la formation du personnel informatique, et continuera à le faire. Königswieser & Network (Vienne), synetz international (Rösrath) et le groupe de conseil intégré Deutschland (Berlin) fournissent des services de conseil en développement organisationnel, notamment en ce qui concerne la réforme du LCBC, la communication et les activités de développement des capacités. L'expertise de LCBC est renforcée grâce au soutien par les pairs aux départements concernés avec la préparation du rapport initial sur la situation environnementale et socio-économique du bassin du lac Tchad ainsi que des rapports annuels de suivi. AHT GROUP AG apporte également son aide dans ce contexte. Les départements sont formés à l'utilisation et à la maintenance du système d'information et de la plateforme de communication interne. Parallèlement, des activités sont menées pour renforcer l'expertise de LCBC dans le domaine du changement climatique. Résultats La réunion interne interdisciplinaire d'experts et le Groupe de coordination sur l'eau et le climat, créés pour faciliter la coopération avec d'autres institutions des États membres, ont déjà amélioré la coordination au niveau international et encouragé le soutien mutuel entre les différents acteurs. Le système de gestion de l'information a été adapté pour répondre aux nouveaux défis rencontrés par LCBC grâce à l'ajout d'une gamme de bases de données, à l'amélioration de l'infrastructure informatique interne (serveur high-tech) et à la mise en place d'une plateforme de communication interne dédiée pour améliorer la communication du personnel. Cela améliore l'efficacité de la coopération interdisciplinaire et interdépartementale grâce à l'utilisation de données standardisées. Ces données servent de base au premier rapport sur la situation environnementale et socio-économique du bassin du lac Tchad, dont l'achèvement est prévu en 2015. Grâce à l'introduction de la planification et du suivi interdépartementaux des activités, programmes et projets, il est désormais possible d'élaborer des plans opérationnels stratégiques annuels à temps pour les réunions annuelles du Conseil des ministres. Le Conseil des ministres a convenu en avril 2015 de mettre en œuvre les propositions de réforme rédigées par le projet afin d'accroître l'efficacité, l'efficience et l'expertise du LCBC.  

  • Gestion durable des ressources en eau du bassin du lac Tchad (BGR)

    Overview This module is part of the broader technical cooperation between the Lake Chad Basin Commission (LCBC) and the Federal Institute for Geosciences and Natural Resources (BGR), funded by the German Federal Ministry for Economic Cooperation and Development (BMZ). The project supports LCBC in strengthening its competencies for transboundary groundwater resource management in the Lake Chad Basin.

  • Gestion appliquée des ressources en eau dans le Bassin du lac Tchad (2019–2022)

    Gestion appliquée des ressources en eau dans le Bassin du lac Tchad (2019–2022) Renforcement de la gouvernance transfrontalière, de la résilience climatique et des moyens de subsistance De 2019 à 2022, la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT/LCBC) a mis en œuvre le projet « Gestion appliquée des ressources en eau dans le Bassin du lac Tchad », une initiative régionale couvrant plusieurs pays et visant à renforcer les capacités institutionnelles, améliorer la gouvernance transfrontalière de l’eau et soutenir des moyens de subsistance résilients face au changement climatique. Financé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et mis en œuvre avec l’appui de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ), le projet disposait d’un budget de 5 millions d’euros et s’inscrivait dans le mandat de la CBLT relatif à la gestion durable et équitable des ressources en eau partagées. Contexte : un bassin sous pression Le Bassin du lac Tchad — partagé par le Cameroun, le Tchad, le Niger, le Nigeria, la RCA et la Libye — revêt une importance écologique et socio-économique majeure. Cependant, plusieurs dynamiques s’y superposent : changement climatique, raréfaction de l’eau, dégradation des terres, croissance démographique rapide et tensions sécuritaires. Ces facteurs aggravent la pression sur les ressources en eau et sur les moyens d’existence des populations rurales. Dans ce contexte, la CBLT doit pouvoir s’appuyer sur des systèmes d’information fiables, des capacités techniques renforcées et des mécanismes de gouvernance coordonnés intégrant pleinement les États membres, les usagers et les organisations locales. C’est précisément ce que ce projet a permis d’appuyer tout en développant et en diffusant des solutions pratiques d’adaptation climatique au niveau communautaire. Objectifs du projet L’objectif central était : Renforcer la capacité de la CBLT à mettre en œuvre des mesures transfrontalières de gestion des ressources en eau intégrant l’adaptation au changement climatique et soutenant une production agricole durable. Le projet s’articulait autour de trois objectifs spécifiques : Améliorer la coopération entre la CBLT et ses États membres grâce à un appui institutionnel, une meilleure coordination et une planification stratégique renforcée. Opérationnaliser une structure de gouvernance régionale dans la zone transfrontalière Waza–Logone/Yaéré pour identifier les défis liés à l’eau et co-construire des solutions avec les acteurs locaux. Renforcer les capacités techniques de la CBLT, notamment pour développer, gérer et mettre en œuvre des mesures soutenant une agriculture résiliente et une meilleure gestion de l’eau. Ces objectifs ont été atteints à travers des formations, un appui consultatif, l’introduction d’outils de planification, des plateformes multi-acteurs et des interventions pilotes sur le terrain. Réalisations majeures (2019–2022) Renforcement des capacités institutionnelles de la CBLT Le projet a fortement contribué à moderniser les outils et processus internes de la Commission : Amélioration du Système d’Information du Bassin du Lac Tchad (LIS), permettant une gestion plus fiable des données environnementales et hydrologiques. Appui au développement d’outils intégrés de gestion des bassins versants, facilitant la coordination des interventions transfrontalières. Renforcement de la planification stratégique, du suivi-évaluation et des compétences techniques du personnel. Ces avancées ont également renforcé l’attractivité de la CBLT auprès de nouveaux partenaires, notamment dans le cadre du programme PROLAC de la Banque mondiale. Mise en place d’un mécanisme de gouvernance régionale Dans la zone humide Waza–Logone/Yaéré, le projet a appuyé la création d’un forum de partenariat régional réunissant : Associations d’usagers de l’eau Organisations de la société civile Services techniques et autorités locales Instituts de recherche Ce mécanisme, inscrit dans la Charte de l’Eau du Bassin du Lac Tchad, favorise la coopération transfrontalière, la gestion intégrée des ressources en eau et le dialogue sur des enjeux tels que l’agriculture, l’élevage, les inondations et la pêche. Promotion des moyens de subsistance résilients et sensibles aux conflits Avec l’appui des ONG locales, le projet a diffusé des Bonnes Pratiques Agricoles (BPA/GAP) auprès des communautés agricoles : Techniques d’agriculture climatique intelligente Amélioration des sols et de la gestion de l’eau Écoles pratiques d’agriculture (farmer field schools) Appui ciblé aux groupements féminins Plus de 2 000 ménages ont adopté ces pratiques, augmentant leur résilience et réduisant les tensions liées à l’accès aux ressources naturelles. Contribution aux Objectifs de Développement Durable (ODD) Le projet a contribué à plusieurs ODD : ODD 2 – Faim Zéro : amélioration de la productivité et de la sécurité alimentaire. ODD 5 – Égalité de genre : intégration des femmes dans les processus de formation et de décision. ODD 6 – Eau propre : renforcement de la gestion transfrontalière de l’eau. ODD 13 – Action climatique : diffusion de pratiques agricoles adaptées aux aléas climatiques. Leçons apprises La présence technique permanente auprès de la CBLT a renforcé la confiance, accéléré les processus et amélioré la coordination. Les outils intégrés de gestion des ressources hydriques et le renforcement du LIS se sont avérés essentiels à une prise de décision basée sur les données. L’implication des communautés et la mise en place d’un dialogue transfrontalier structuré ont réduit les risques de conflits locaux. L’approche flexible du projet, notamment face aux perturbations liées à la pandémie de COVID‑19, a permis d’assurer la continuité des activités. Durabilité et perspectives L’évaluation finale attribue au projet une note globale « réussie », saluant l’amélioration notable des capacités institutionnelles de la CBLT et l’impact positif sur les moyens de subsistance dans la zone d’intervention. Ces acquis constituent désormais une base solide pour la phase suivante, le programme « Gestion appliquée des ressources en eau – Phase II (2023–2025) », qui vise à approfondir ces efforts et à étendre la portée des interventions. Conclusion Entre 2019 et 2022, le projet de gestion appliquée des ressources en eau a permis des avancées significatives dans la gouvernance transfrontalière du Bassin du lac Tchad, la résilience climatique et la sécurité alimentaire. Dans un environnement marqué par des défis sécuritaires, climatiques et socio-économiques, le projet a démontré que le renforcement institutionnel, l’implication communautaire et l’utilisation stratégique des données sont essentiels pour assurer un développement durable dans le Bassin du lac Tchad. La CBLT poursuivra ces efforts en partenariat avec les États

  • Projet PROLAC – Projet de relèvement et de développement de la région du lac Tchad

    Projet de reconstruction et de développement de la région du lac Tchad (Projet PROLAC-CBLT) Aperçu Le projet de redressement et de développement de la région du lac Tchad (PROLAC) est une initiative régionale financée par la Banque mondiale via l'Association internationale de développement (IDA), visant à soutenir la reconstruction et la résilience des communautés du bassin du lac Tchad. Le projet est mis en œuvre par la Commission du bassin du lac Tchad (LCBC) en collaboration avec les gouvernements nationaux du Cameroun, du Tchad et du Niger. Objectif Contribuer à la reconstruction de la région du lac Tchad en soutenant la coordination régionale et le suivi des crises, en améliorant la connectivité et en renforçant les moyens de subsistance agricoles dans certaines provinces du Cameroun, du Tchad et du Niger. Composant exécuté par LCBC Composante 1 : Plateforme régionale de connaissance et de suivi du lac Tchad et secrétariat pour le développement de la région du lac Tchad Budget : 5 millions de dollars US (part de LCBC) Objectif : Renforcer le dialogue régional, le suivi et la diffusion des données, l'engagement citoyen et la cohésion sociale par la création d'une plateforme régionale de connaissances et de suivi. Activités clés : Création de l'Unité de mise en œuvre du projet PROLAC (PIU) du LCBC, : Coordonne le dialogue régional et la vision de développement. Facilite la création et la diffusion des connaissances. Organise des ateliers d'apprentissage et de suivi. Développement de la plateforme de connaissances et de suivi : Plateforme hébergée en web intégrant des ensembles de données spatiaux et temporels. Collaboration avec des institutions académiques et de recherche. Renforcement des capacités dans la collecte de données et l'analyse géospatiale. Forum international annuel sur le développement de la région du lac Tchad : Événement de haut niveau réunissant les parties prenantes des États membres, des partenaires de développement et des autorités locales. Plateforme pour le rapport, l'harmonisation des stratégies et la planification de nouvelles initiatives. Soutien au Comité de Coordination Régional (CCR) : Assure la supervision et les conseils stratégiques. Prépare des plans d'action et des déclarations conjoints. Résultats attendus : Plateforme opérationnelle régionale de connaissances. Accès accru aux données de développement. Renforcement de la coopération régionale et de l'harmonisation des politiques. Renforcement de la capacité du LCBC en tant qu'organisme régional de coordination. Thèmes croisés Inclusion de genre : Garantir une participation de 50 % des femmes aux activités de projet et aux organes décisionnels. Engagement des jeunes : Soutien ciblé pour les jeunes par la formation et les opportunités d'emploi. Résilience climatique : Intégration de pratiques et de données intelligentes face au climat dans la planification et la mise en œuvre. Alignement avec les cadres stratégiques Stratégie régionale pour la stabilisation, la reprise et la résilience (RSS) Stratégie de la Banque mondiale pour la fragilité, le conflit et la violence (2020–2025) Cadres de partenariat pays (CPF) pour le Cameroun, le Tchad et le Niger Contact Agence de mise en œuvre : Commission du bassin du lac Tchad (LCBC) Lieu : N'Djamena, Tchad Email : PROLAC-CBLT@cblt.org Coordinateur : Alio Abdoulaye  

  • La Facilité régionale de stabilisation pour le lac Tchad

    Aperçu La Facilité régionale de stabilisation (FRS) pour le lac Tchad est une initiative multi-pays et multi-partenaires développée par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), en collaboration avec la Commission du Bassin du lac Tchad (CBLT). Elle soutient la mise en œuvre de la Stratégie régionale de stabilisation, de relèvement et de résilience (RSS) dans les zones affectées par Boko Haram au Cameroun, au Tchad, au Niger et au Nigeria. Objectif Stabiliser les zones affectées par Boko Haram dans le bassin du lac Tchad grâce à des interventions rapides, flexibles et coordonnées visant à rétablir la sécurité, reconstruire les infrastructures et promouvoir les moyens de subsistance.