Lake Chad Basin Commission

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La CBLT organise un atelier régional sur les priorités de recherche pour la stabilisation, le relèvement et la résilience

La CBLT organise un atelier régional sur les priorités de recherche pour la stabilisation, le relèvement et la résilience Abuja, Nigéria, 9–11 septembre 2026. La Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT) a réuni cette semaine à Abuja près de 40 chercheurs, représentants d’universités, groupes de réflexion, acteurs de la société civile et partenaires au développement à l’occasion de l’Atelier régional sur les priorités de recherche pour la stabilisation, le relèvement et la résilience dans le Bassin du Lac Tchad. C’est la première fois que le Groupe de recherche du Lac Tchad (LCRG) se réunit sous ce format élargi et international. En bref Pourquoi cet atelier est important Depuis l’expansion de Boko Haram dans le Bassin du Lac Tchad à partir de 2014, le conflit a déplacé au moins trois millions de personnes et en a laissé plus de dix millions dans le besoin d’une assistance humanitaire. Les États membres de la CBLT ont réagi à la fois sur le plan militaire, à travers la Force Multinationale Mixte (FMM), et sur le plan non militaire, à travers la Stratégie régionale de stabilisation, de relèvement et de résilience (RS SRR) adoptée en 2018 et récemment actualisée sous l’appellation RS SRR2.0. Une stratégie efficace repose sur des données fiables. La CBLT a mis en place deux piliers pour y répondre : le Système d’Information du Lac Tchad (LIS), sa plateforme de gestion des connaissances, et le Groupe de recherche du Lac Tchad (LCRG), établi dans le cadre du programme PROLAC financé par la Banque mondiale. Cet atelier a été convoqué pour combler les lacunes persistantes : études redondantes, dialogue insuffisant entre chercheurs et décideurs, et une plateforme de connaissances qui n’a pas encore atteint son plein potentiel. L’ouverture Prononçant le discours d’ouverture au nom du Secrétaire Exécutif de la CBLT et Chef de Mission de la FMM, S.E. Ibrahim Babani, le Directeur Technique a souhaité la bienvenue aux délégués venus des universités, institutions de recherche, groupes de réflexion et agences partenaires de l’ensemble du Bassin, qualifiant cette réunion élargie d’étape importante vers un réseau de recherche régional plus connecté et plus performant. « Le succès de nos efforts dépend de notre capacité à transformer la connaissance en action. » — Directeur Technique, CBLT, à l’ouverture de l’atelier, au nom de S.E. Ibrahim Babani Le discours a salué l’appui de la Banque mondiale à travers PROLAC et le MCRP, qui a permis de renforcer le LIS, de formaliser la coopération universitaire à l’échelle du Bassin et d’établir le LCRG — un soutien qui a déjà permis à 15 universités publiques de bâtir une plateforme de recherche commune à l’ensemble du Bassin et de renforcer les capacités de 402 chercheurs, enseignants et étudiants dans cinq domaines thématiques prioritaires. Ce que révèlent les données En amont de l’atelier, la CBLT a mené une enquête institutionnelle afin de cartographier l’activité de recherche à travers le Bassin. Les résultats, présentés en séance plénière, montrent une concentration marquée de la recherche dans les centres urbains sécurisés, laissant les périphéries rurales, les îles riveraines du lac et les sites de déplacement peu étudiés. Résultat de l’enquête Résultat Géographie la moins étudiée Périphéries rurales et îles riveraines du lac Thème de recherche le plus négligé Sécurité environnementale et adaptation climatique (43 %) Priorité principale pour les recherches futures Lien climat-sécurité-moyens de subsistance (46 %) Principal obstacle à l’appropriation de la recherche Résultats non traduits en notes d’orientation politique (30 %) L’enquête recommande un renforcement de la coordination et des mécanismes de financement, la mise en place d’un système de gestion des connaissances inclusif à l’échelle régionale, un meilleur alignement entre la recherche et les plans d’action de la RS SRR2.0, ainsi qu’une attention accrue portée à la résilience climatique. Un regard critique sur le LIS La deuxième journée a été consacrée au LIS lui-même. L’équipe technique de la CBLT a présenté une analyse SWOT sans complaisance, reconnaissant de réels atouts (une décennie de données centralisées sur le Bassin, un large périmètre fonctionnel et des partenariats universitaires formels) ainsi que des insuffisances assumées en matière de portée, d’actualisation des données en temps réel et d’expérience utilisateur. Les délégués se sont ensuite répartis en quatre groupes de travail afin de traduire ce diagnostic en recommandations : La journée s’est achevée sur une question directrice pour la suite : « à quoi le LIS devrait-il ressembler d’ici 2030 pour devenir la principale plateforme de connaissance et d’aide à la décision du Bassin ? » La recherche à l’échelle du Bassin Les délégués ont présenté les avancées d’un large éventail de programmes de recherche en cours, notamment : D’un réseau à une institution L’atelier a également été l’occasion de revenir sur le parcours du LCRG depuis sa réunion fondatrice du 6 septembre 2021. En quatre ans, le Groupe a tenu 12 réunions de coordination, organisé quatre forums internationaux science-politique (Abuja, Niamey, et deux fois à N’Djamena) ayant réuni plus de 100 communications scientifiques, lancé une École doctorale sous-régionale, et mis en place un Réseau des universités du Bassin formalisé par des accords signés avec la CBLT. Le cycle du projet PROLAC touchant à sa fin, des propositions sont désormais sur la table pour ancrer durablement le LCRG au sein de la CBLT, potentiellement sous la forme d’un Conseil scientifique consultatif permanent, afin que ses travaux se poursuivent au-delà du projet qui l’a vu naître. Perspectives La troisième journée a été consacrée à la gouvernance : un atelier sur la stratégie de fonctionnement en réseau du LCRG lui-même, suivi de discussions sur la formalisation d’un dialogue régulier entre les centres de recherche et les décideurs chargés de la mise en œuvre de la RS SRR2.0 sur le terrain. L’atelier s’est conclu par un ensemble de recommandations consolidées et une cérémonie de clôture officielle. Comme l’a souligné le Directeur Technique à l’ouverture de l’atelier, la recherche dans le Bassin du Lac Tchad a désormais l’occasion de servir de puissant catalyseur pour la consolidation de la paix, le développement durable et une prospérité pérenne — à

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Le lac Tchad sur la scène mondiale : la CBLT et la GIZ portent la voix du bassin à la Semaine mondiale de l’eau de Stockholm 2026

GLOBAL ENGAGEMENT Le lac Tchad sur la scène mondiale : la CBLT et la GIZ portent la voix du bassin à la Semaine mondiale de l’eau de Stockholm 2026 Par le Programme GIZ-CBLT de gestion durable des ressources en eau du bassin du lac Tchad – LACHAWAMA Du 23 au 27 août 2026, la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT) et l’équipe du projet GIZ-CBLT se sont rendues à Stockholm, en Suède, pour représenter le bassin à l’un des forums internationaux les plus influents consacrés à l’eau : la Semaine mondiale de l’eau de Stockholm 2026. Placée cette année sous le thème « L’eau au service des populations et du progrès », cette rencontre revêtait une importance particulière, constituant une étape majeure sur le chemin de la Conférence des Nations Unies sur l’eau de 2026, qui se tiendra à Abou Dhabi, ainsi que de la COP31 en Türkiye. Réunissant des gouvernements, des organisations de bassins fluviaux, des scientifiques et des partenaires au développement venus du monde entier, l’événement a offert une plateforme essentielle pour contribuer aux réflexions internationales sur l’eau et le climat. Pendant cinq jours, l’histoire, les défis et les aspirations du bassin du lac Tchad ont ainsi trouvé leur place à cette table mondiale, mettant en lumière l’engagement de la région en faveur d’une gestion durable des ressources en eau, du renforcement de la résilience et de la coopération régionale. Représentant la Commission, le Directeur technique, M. Hycinth Sunjo Tah Banseka, a participé en tant qu’intervenant à trois sessions de haut niveau, tandis que des collègues de la CBLT et de la GIZ ont pris part à un programme particulièrement dense composé d’événements parallèles, de panels et de rencontres bilatérales. “Lorsque les gens voient et entendent, il leur est plus facile de prendre des décisions. Sinon, nous devons constamment lutter pour les convaincre.” Une place à la table des grands bassins hydrographiques du monde Le Directeur technique s’est joint à plusieurs responsables d’organisations de bassins fluviaux et lacustres, notamment de la Commission du Mékong, de l’Initiative du bassin du Nil, de l’Autorité du bassin du Niger et de la Commission de l’eau du bassin de l’Okavango, à l’occasion de la session « Leaders’ Table: Resilient RBOs for People and Progress ». Cette session a permis des échanges francs sur les pressions auxquelles sont confrontées les organisations de bassins à travers le monde : variabilité climatique, insuffisance des financements et nécessité de réformes institutionnelles. La CBLT était également à l’honneur lors de la session « Cooperation Currents – Advancing Resilience and Development through Water Cooperation », organisée par la GIZ, la Banque mondiale, l’UICN, l’IHE Delft et d’autres partenaires. Cette session portait sur un défi bien connu des organisations de bassins : comment faire comprendre les bénéfices de la coopération transfrontalière dans le domaine de l’eau à des publics qui ne travaillent pas directement dans le secteur de l’eau. Le Directeur technique, M. Hycinth Banseka, a pris part aux échanges aux côtés de représentants de l’Initiative du bassin du Nil et de la Commission de l’eau du bassin de l’Okavango. Il y a présenté la contribution de la CBLT sur les bénéfices de la coopération dans le domaine de l’eau, alimentant ainsi les discussions de la table ronde consacrées aux retombées de cette coopération en matière de paix, d’environnement, de développement régional et d’économie. Des outils numériques au service d’un bassin en pleine mutation L’un des temps forts de la semaine a été la session consacrée aux « Innovations numériques pour une Afrique en sécurité hydrique » (Digital Innovations for Water-Secure Africa). À cette occasion, le Directeur technique a échangé avec des représentants de la Banque mondiale, de la Commission de l’Union africaine, de la GIZ et d’autres organisations africaines de bassins sur la manière dont les satellites d’observation de la Terre et l’intelligence artificielle transforment la gestion de l’eau à travers le continent. De l’outil WAD du Kenya à l’initiative DIWASA de l’IWMI, la délégation a pu découvrir concrètement comment des plateformes fondées sur les données permettent aux bassins d’améliorer leurs capacités de planification et de prise de décision. Autant d’enseignements dont la CBLT pourra s’inspirer alors qu’elle renforce ses propres capacités de suivi et de planification pour le bassin du lac Tchad. Face à l’ère de la « faillite hydrique » La délégation a également participé au lancement d’un rapport majeur intitulé « Global Water Bankruptcy: Living Beyond Our Hydrological Means » (Faillite hydrique mondiale : vivre au-delà de nos capacités hydrologiques), présenté par le Professeur Kaveh Madani, lauréat du Stockholm Water Prize 2026. Son constat, selon lequel de nombreuses régions consomment désormais l’eau plus rapidement que la nature ne peut la renouveler, a particulièrement résonné auprès d’une délégation représentant un bassin dont le lac a connu une diminution spectaculaire au cours des dernières décennies. Cette session a rappelé l’urgence de disposer d’une comptabilité transparente des ressources en eau et d’une gouvernance équitable, des principes qui sont depuis longtemps au cœur du travail de la CBLT. Préparer la voie vers les Pays-Bas En marge de la conférence, l’équipe de la CBLT et de la GIZ-CBLT a rencontré la Professeure Susanne Schmeier de l’IHE Delft Institute for Water Education afin d’échanger sur une proposition de voyage d’étude qui permettrait à des experts techniques de la CBLT et de ses États membres de se rendre aux Pays-Bas. L’objectif serait de combiner des sessions de formation théorique avec des visites d’infrastructures néerlandaises de gestion des inondations et de solutions fondées sur la nature, telles que le programme « Room for the River » (Redonner de l’espace à la rivière). L’idée est de permettre aux experts qui seront amenés à évaluer et à défendre les investissements de la CBLT dans la gestion des inondations d’observer directement des solutions comparables et de mieux en apprécier les possibilités d’adaptation au contexte du bassin. Les deux parties travaillent désormais à l’organisation de cette mission d’étude, initialement envisagée pour mars 2026. La rencontre a également ouvert la voie à un partenariat de partage

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Le Président du Forum des gouverneurs du bassin du lac Tchad, S.E. Mai Mala Buni, commence une visite de deux jours des territoires affectés par Boko Haram avec une visite au siège de la CBLT et de la FMM

Le Président du Forum des gouverneurs du bassin du lac Tchad, S.E. Mai Mala Buni, commence une visite de deux jours des territoires affectés par Boko Haram avec une visite au siège de la CBLT et de la FMM N’Djamena, Tchad – Son Excellence Mai Mala Buni, gouverneur exécutif de l’État de Yobe, République fédérale du Nigeria, et président du Forum des gouverneurs du bassin du Lac Tchad, a entamé une visite officielle de deux jours dans les huit territoires les plus touchés par l’insurrection de Boko Haram dans la région du bassin du Lac Tchad. La tournée, qui fait partie des efforts continus pour faire avancer la mise en œuvre de la Stratégie Régionale pour la Stabilisation, le Relèvement et la Résilience des zones affectées par Boko Haram dans la région du Bassin du Lac Tchad (RS SRR), vise également à évaluer les progrès réalisés sur les résolutions clés et les engagements stratégiques adoptés lors de la 5ᵉ édition du Forum des Gouverneurs du Bassin du Lac Tchad, qui s’est tenue à Maiduguri, au Nigeria, du 29 au 31 janvier 2025. Le gouverneur Buni a entamé son itinéraire par une visite de courtoisie au siège de la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT) et de la Force multinationale mixte (FMM) à N’Djamena, au Tchad, où il a assisté à des exposés sur l’état actuel des efforts de stabilisation, de sécurité et de développement dans tout le bassin. Exposés sur les progrès en matière de stabilisation et de sécurité Lors de la visite, les responsables de la CBLT et de la FMM ont informé le Président de l’état de la mise en œuvre du SR SRR, ainsi que des efforts militaires et civils en cours pour contrer la menace persistante posée par Boko Haram et la province de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) dans toute la région. Les exposés ont également porté sur les progrès de la Politique de Réconciliation et de Réintégration à base communautaire (CBRR), la mise en œuvre du Fonds Spécial de Mise en Œuvre Multipartenaires (SMDF) et de la Facilité de Financement du Nexus (NFF), ainsi que sur la coordination entre les États membres et les pays contributeurs de troupes de la FMM, à savoir le Cameroun, le Tchad, le Niger, le Nigeria et le Bénin. En sa qualité de président du Forum des gouverneurs, Son Excellence Mai Mala Buni a pris la direction du Forum après la 5e édition de la réunion, succédant à Son Excellence Ildjima Abdraman, gouverneur de la province de Hadjer-Lamis, au Tchad, qui a dirigé le Forum de 2023 à 2024. Une tournée ancrée dans l’engagement régional La visite de deux jours conduira le Président à travers les huit territoires les plus touchés par l’insurrection au Cameroun, au Tchad, au Niger et au Nigéria, dans le cadre de l’engagement du Forum à renforcer la sécurité transfrontalière et à accélérer les programmes de relèvement et de développement au sein des communautés affectées par plus d’une décennie de conflit. La visite reflète l’engagement continu des gouverneurs des huit territoires concernés en faveur d’un leadership politique ferme et d’un soutien à la mise en œuvre efficace du SR SRR 2.0, comme l’a reconnu le communiqué final du 5e Forum des Gouverneurs du Bassin du Lac Tchad. Le Secrétaire exécutif de la CBLT, Amb. Ibrahim Babani a salué la visite du Président comme une démonstration de la volonté politique de haut niveau, soutenue et nécessaire, pour consolider les acquis réalisés dans le bassin. « La paix dans le bassin n’est pas un rêve — c’est un devoir que nous devons à notre peuple. Cette visite de notre président réaffirme l’unité de but qui a toujours guidé notre progrès, » Amb. Babani a déclaré. La Commission du Bassin du Lac Tchad et la FMM réaffirment leur volonté de continuer à travailler en étroite collaboration avec le Forum des gouverneurs, les États membres ainsi que les partenaires régionaux et internationaux pour assurer la pleine mise en œuvre du SR SRR 2.0 et des résolutions du 5e Forum des gouverneurs.

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Une formation régionale sur la justice transitionnelle s’ouvre à Douala pour renforcer la paix et la justice dans le Bassin du lac Tchad

Une formation régionale sur la justice transitionnelle s’ouvre à Douala pour renforcer la paix et la justice dans le Bassin du lac Tchad Douala, Cameroun – 29 juin 2026 La Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT), en collaboration avec la Commission de l’Union africaine (CUA) et avec l’appui de partenaires clés, notamment le PNUD, a lancé à Douala (Cameroun) une formation régionale sur la justice transitionnelle. Cet atelier de trois jours réunit des acteurs du secteur de la justice, des décideurs politiques, des praticiens et des experts venus du Cameroun, du Tchad, du Niger et du Nigeria, dans le but de renforcer les efforts régionaux en faveur de la paix, de la redevabilité et de la cohésion sociale. La cérémonie d’ouverture a été marquée par des allocutions de haut niveau prononcées par des représentants du pays hôte, le Cameroun, de l’Union africaine, du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et de la CBLT. Ces interventions ont mis en évidence un engagement commun à faire face à l’héritage complexe des conflits qui affectent la région du lac Tchad. Dans son discours d’ouverture, le Secrétaire exécutif de la CBLT, représenté par le Directeur technique, a souligné l’urgence de traiter les conséquences à long terme des conflits dans la région. Il a rappelé que, bien que le Bassin du lac Tchad continue de faire face à de nombreux défis — notamment l’insécurité, les déplacements de population et la fragmentation sociale —, des perspectives d’espoir émergent grâce à une action régionale coordonnée en faveur de la guérison et du relèvement. Cette formation met en lumière l’importance de la justice transitionnelle en tant que pilier essentiel de la stabilisation. Plutôt que de se limiter à l’examen des violations passées, la justice transitionnelle est présentée comme un cadre tourné vers l’avenir, visant à promouvoir la redevabilité, restaurer la dignité des victimes, rétablir la confiance dans les institutions et favoriser la réconciliation entre les communautés. Cette initiative s’inscrit dans les efforts continus de la CBLT et de ses partenaires pour opérationnaliser la Stratégie régionale de stabilisation, de relèvement et de résilience (SR-SRR2.0), qui reconnaît la justice transitionnelle comme un levier indispensable pour une paix durable. La SR-SRR2.0 met en avant une approche intégrée humanitaire–développement–paix, visant à articuler les interventions sécuritaires avec les efforts de relèvement à long terme et les réformes de gouvernance afin de s’attaquer aux causes profondes de l’instabilité. Les participants approfondiront leur compréhension des principes de la justice transitionnelle, en cohérence avec la Politique de l’Union africaine en la matière, tout en veillant à adapter ces approches aux réalités spécifiques du Bassin du lac Tchad. Des défis complexes et interconnectés Le Bassin du lac Tchad est confronté à une série de défis interconnectés qui soulignent la nécessité d’une approche globale en matière de justice et de consolidation de la paix, notamment : Ces facteurs ont contribué à des déplacements massifs de populations, à des vulnérabilités socio-économiques accrues et à une érosion de la confiance entre les communautés et les institutions étatiques. Dans ce contexte, la justice transitionnelle offre un cadre pertinent pour traiter les griefs, promouvoir l’inclusion et prévenir la récurrence des violences, en plaçant les victimes et les communautés au cœur du processus. Renforcement des capacités et appropriation nationale Avec plus de 40 participants issus d’institutions judiciaires, d’organismes gouvernementaux et d’organisations régionales, la formation vise à : La méthodologie interactive repose sur des exposés d’experts, des études de cas et des travaux de groupe, afin de traduire les principes politiques en actions concrètes. La CBLT a exprimé sa reconnaissance à ses partenaires, notamment l’Union africaine, le PNUD, l’ONUDC, l’OIM, le BICC, l’ISS ainsi que d’autres contributeurs techniques et financiers, pour leur soutien constant en faveur de la paix et de la stabilité dans la région. De son côté, le PNUD a réitéré son engagement à soutenir la justice transitionnelle comme un mécanisme complémentaire permettant de renforcer la redevabilité, de promouvoir l’inclusion et de garantir que les processus de relèvement n’excluent personne. Le rôle de la CBLT dans la stabilité régionale Créée en 1964, la Commission du Bassin du Lac Tchad joue un rôle central dans la promotion de la coopération régionale, de la gestion durable des ressources ainsi que de la paix et de la sécurité entre ses États membres. À travers des initiatives telles que le Programme d’Action Stratégique (PAS 2023–2037) et la SR-SRR2.0, la Commission poursuit ses efforts pour améliorer les conditions de vie, renforcer la résilience des populations et promouvoir une stabilité durable dans l’une des régions les plus complexes du continent africain. Au cours des trois prochains jours, les participants prendront part à des discussions approfondies sur plusieurs thématiques clés, notamment les mécanismes de redevabilité, le genre et l’inclusion, le soutien psychosocial et les systèmes de justice communautaire. Les résultats de cette formation devraient contribuer de manière significative à l’élaboration d’une politique de justice transitionnelle cohérente et adaptée au contexte du Bassin du lac Tchad. Alors que la région poursuit sa transition de la crise vers le relèvement, cette formation constitue une étape importante dans la construction d’une vision commune de la justice, de la réconciliation et d’une paix durable. Suivez la CBLT sur X (Twitter) : @lcbc_cblt 

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La CBLT lance le projet PARFEBALT pour restaurer les écosystèmes et les moyens de subsistance du bassin du lac Tchad

La CBLT lance le projet PARFEBALT pour restaurer les écosystèmes et les moyens de subsistance du bassin du lac Tchad N’Djamena, Tchad – 4 mai 2026 La Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT), en partenariat avec la Banque africaine de développement (BAD), a officiellement lancé le Projet d’Appui à la Restauration des Fonctions Écologiques et Économiques du Bassin du Lac Tchad (PARFEBALT) à N’Djamena, au Tchad. L’atelier de cinq jours, qui se déroule du 4 au 8 mai 2026, réunit les principales parties prenantes des États membres de la CBLT, des partenaires techniques et financiers ainsi que des institutions régionales. Il marque une étape décisive dans les efforts en cours pour revitaliser le bassin du lac Tchad. La cérémonie de lancement a été présidée par le Ministre de l’Eau et de l’Énergie du Tchad et a connu la participation du Secrétaire exécutif de la CBLT, de représentants de la Banque africaine de développement, de l’Union africaine et d’autres partenaires de haut niveau. Un projet stratégique pour un écosystème fragile Le bassin du lac Tchad est l’un des écosystèmes transfrontaliers les plus importants d’Afrique, assurant les moyens de subsistance de plus de 45 millions de personnes au Cameroun, au Tchad, au Niger, au Nigeria et en République centrafricaine. Cependant, le bassin subit depuis plusieurs décennies une dégradation environnementale due aux changements climatiques, à la réduction des apports en eau et à la pression croissante sur les ressources naturelles. Face à ces défis, le PARFEBALT a été conçu comme une initiative régionale d’appui technique visant à jeter les bases d’une restauration à grande échelle des fonctions écologiques et économiques du bassin, tout en renforçant la résilience des populations riveraines. Financé par la Banque africaine de développement à hauteur de 7 millions d’UC, le projet met l’accent sur l’amélioration des connaissances sur les ressources en eau, le renforcement de la gouvernance et la mobilisation d’investissements pour soutenir les efforts de revitalisation à long terme. Lancement officiel et messages clés Dans son allocution, le Secrétaire exécutif de la CBLT, l’Ambassadeur Ibrahim Babani, a souligné l’importance de cette initiative en déclarant : « Le lancement d’aujourd’hui représente une étape décisive dans l’affirmation de l’engagement commun, uni et visionnaire des États membres de la CBLT en faveur de la sauvegarde du lac Tchad et de son développement durable. » Il a également insisté sur l’urgence d’agir dans le bassin : « Le bassin du lac Tchad continue de faire face à des défis d’une ampleur considérable, notamment la variabilité et le changement climatiques, la dégradation progressive des écosystèmes et la pression accrue sur les ressources naturelles. » Selon le Secrétaire exécutif, le PARFEBALT jouera un rôle clé dans le renforcement des capacités techniques, l’amélioration des systèmes de suivi et la mobilisation de ressources pour des investissements régionaux à grande échelle, notamment en vue d’améliorer la capacité hydraulique des systèmes fluviaux Chari–Logone et Komadougou-Yobé. Objectifs de l’atelier de lancement L’atelier de lancement marque le démarrage officiel de la mise en œuvre du PARFEBALT et vise à : L’atelier comprend également des sessions de formation sur les procédures de gestion de projet, ainsi qu’une visite de terrain destinée à mettre en évidence les principaux défis environnementaux du bassin. Jeter les bases d’un impact durable Le PARFEBALT s’articule autour de trois composantes principales : À travers ces composantes, le projet vise à générer des programmes d’investissement bancables, à renforcer la résilience climatique et à améliorer la coordination entre les pays partageant le bassin. L’initiative s’inscrit dans le cadre du Programme d’Action Stratégique de la CBLT (PAS 2023–2035) et contribue à des objectifs régionaux et mondiaux plus larges, notamment l’action climatique, la gestion durable de l’eau et la restauration des écosystèmes. Le lancement du PARFEBALT témoigne d’un engagement renouvelé des États membres et des partenaires en faveur de la restauration des moyens de subsistance, des écosystèmes et de la stabilité dans l’une des régions les plus vulnérables, mais aussi les plus vitales d’Afrique. 👉 Lire le communiqué de presse dans son intégralité ici

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71e Session ordinaire du Conseil des Ministres de la CBLT

71e Session ordinaire du Conseil des Ministres de la CBLT N’Djamena, Tchad – 6 mars 2026 La Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT) a tenu sa 71ᵉ Session ordinaire du Conseil des Ministres à N’Djamena, au Tchad, sous la présidence de M. PASSALÉ KANABÉ MARCELIN, Ministre de l’Eau et de l’Énergie de la République du Tchad et Président en exercice du Conseil. Des délégués de tous les États membres, des experts techniques ainsi que des partenaires au développement ont pris part à cette session. Le Conseil a officiellement approuvé le Rapport annuel d’activités 2025 du Secrétariat exécutif, qui met en évidence les progrès accomplis par la Commission dans la promotion de la coopération régionale, des initiatives de développement et des efforts de stabilisation dans l’ensemble du bassin. Le rapport a également souligné les défis opérationnels persistants, notamment les contraintes financières et l’insécurité. Le Conseil a également approuvé le Plan de travail annuel et le Budget 2026, d’un montant d’environ 15,14 milliards de FCFA, reflétant l’engagement de la Commission à renforcer la résilience climatique, la restauration des écosystèmes, la paix régionale et la gestion durable des ressources en eau. En présentant le Rapport annuel 2025, le Secrétaire exécutif, l’Ambassadeur Mamman NUHU, a donné un bref aperçu de la performance institutionnelle, soulignant les améliorations enregistrées dans la mise en œuvre des programmes, le suivi des projets et la coopération internationale. Il a également insisté sur la nécessité d’accroître les contributions financières des États membres afin d’assurer la continuité des opérations et la mise en œuvre efficace du mandat de la Commission. Cette 71ᵉ session a marqué la dernière participation de S.E. l’Ambassadeur Mamman Nuhu en tant que Secrétaire exécutif, après huit années de service marquant. Le Conseil a salué son leadership et approuvé la nomination de S.E. l’Ambassadeur Ibrahim Babani en tant que nouveau Secrétaire exécutif, assurant ainsi la continuité et la stabilité de la gestion exécutive de la Commission. Revenant sur son mandat, l’Ambassadeur Nuhu a exprimé sa profonde gratitude aux États membres, aux partenaires et au personnel : « Servir en tant que Secrétaire exécutif de la Commission du Bassin du Lac Tchad et Chef de Mission de la FMM a été un grand honneur. Je quitte mes fonctions avec une immense fierté de ce que nous avons accompli ensemble et une foi profonde en l’avenir de notre région. Puisse la Commission du Bassin du Lac Tchad continuer à se renforcer, à gagner en pertinence et à accroître son impact », Amb. Mamman Nuhu, Secrétaire exécutif, CBLT / Chef de Mission, FMM. Perspectives Le Conseil a réaffirmé son engagement à soutenir les programmes et priorités de la Commission pour l’année 2026. Avec l’adoption de documents stratégiques clés et une transition harmonieuse du leadership, la CBLT est bien placée pour approfondir la coopération régionale et renforcer le développement durable, la paix et la résilience dans l’ensemble du bassin du lac Tchad.

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